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Rencontre avec Florence Baitinger, co-créatrice de la gourde Gobi, une gourde responsable

J’ai rencontré Florence Baitinger lors d’une Masterclass chez Paris Pionnières, cet incubateur parisien qui propose à des femmes chefs d’entreprise de les accompagner dans leurs projets. Florence y avait travaillé et c’est pourquoi elle est venue, en toute simplicité, témoigner et nous raconter ses débuts, ses premières erreurs et ses premiers succès avec son entreprise Gobilab. Autour de Florence, nous sommes un public d’une vingtaine de femmes venues nous faire coacher sur nos projets, nous projetant bien volontiers dans la réussite de Florence, appréciant son franc-parler et son enthousiasme.

Florence a développé, avec ses associés, la gourde Gobi, une gourde réutilisable et personnalisable, made in France, dont la vocation est de permettre à ses utilisateurs de s’hydrater partout, en réduisant les déchets. L’histoire de cette gourde remonte à mars 2010. L’idée est alors de développer une gourde durable, pour remplacer les centaines de gobelets jetables utilisés sur les fontaines à eau, ainsi que les bouteilles en plastique. L’équipe, expérimentée dans le domaine du conseil en innovation durable, interviewe des directeurs de la communication dans de grandes entreprises pour valider le concept. Dix mois d’études sont nécessaires en conception innovante pour prendre en compte tous les aspects techniques, sanitaires etc.

Durant ces mois d’étude, l’étude de marché révèle que le marché B-to-C sera difficile à toucher. Le marché B-to-B sera davantage porteur, du fait notamment de la politique de Responsabilité Sociétale et Environnementale dans laquelle les entreprises souhaitent s’inscrire.

L’entreprise décroche plusieurs subventions (Ademe, région Ile-de-France), « autant de petites briques qui commencent à donner de la légitimité au projet ». Parallèlement, l’équipe prend le parti de s’ouvrir au maximum à son environnement. « On a pris le parti de parler de notre projet à un maximum de monde » et crée une communauté de projet et d’experts, pour partager et recueillir les feed-backs.

La première année est marquée par des succès tels que la levée de fonds (love money) et les premiers contrats avec de très gros clients tels que Suez et Google. « Un premier virage semblable à un mirage ». Avec son lot d’erreurs (de conception du produit, de recrutement) et d’enseignements. Que retient Florence de cette période ? La nécessité d’être honnête avec ses « clients pionniers » sur les défauts du produit, l’intérêt d’une équipe d’associés complémentaires, la nécessité de se fixer des objectifs réalistes sans chercher « à se faire plaisir ».

En décembre 2015, le contrat avec la COP 21 (36 000 Gobi !) apporte une visibilité exceptionnelle auprès de prescripteurs de qualité (dont Barack Obama !), ainsi qu’un plan media de plusieurs dizaines de millions d’euros. Mature dans ses procédés industriels, l’entreprise a pu absorber les contraintes de fabrication. Les projets pour les mois à venir consistent notamment à monter un partenariat industriel à l’étranger et à développer des produits dérivés.

Pour en savoir plus sur le Gobi :

  • Le Gobi est disponible à partir de 15 euros TTC.
  • Le Gobi contient 40 cl.
  • Son poids est de 200 grammes.
  • Le matériau transparent est sans BPA. Sa hauteur est de 18 cm (et 22 cm en comptant l’anse).
  • Le Gobi est fabriqué en France. Il est fabriqué en utilisant le procédé d’injection plastique, dans le Val-de-Marne. Les Gobi sont ensuite transportés à 500 mètres du lieu d’injection pour être assemblés par des membres d’un ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) avant d’être expédiés.
  • La partie colorée du bas s’appelle le Tag, est disponible en plusieurs couleurs et interchangeable.
  • Le Gobi comprend une vitrine intérieure dans laquelle on peut insérer une Gobicarte.