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Journal de bord d’une semaine de jeûne dans le Vercors – récit J3

La soirée du J2 a été marquée par un exposé sur le système digestif, réalisé par Evelyne, naturopathe et infirmière diplômée d’état.

J’ouvre de grands yeux et écoute attentivement l’exposé détaillé, précis, illustré.

Je découvre les pouvoirs de la mastication, les capacités du foie, la surface immense couverte par les villosités qui couvrent la paroi intestinale.

Je comprends qu’outre une alimentation régulée en termes de qualité et de quantité, d’autres critères sont essentiels pour une bonne digestion : une bonne respiration et une sangle abdominale musclée mais aussi une bonne circulation sanguine. Je ne travaille que sur le premier des trois facteurs, j’ai encore du boulot !

Après une tisane relaxante bourrée de gouttes naturelles reposantes, je retourne dans ma chambre la tête pleine et travaille encore une bonne heure sur un dossier professionnel. Pas étonnant que je parvienne pas à dormir avant 1h30 du matin.

J3

Je me réveille fatiguée mais les quelques heures de sommeil ont été bonnes.

08h00 : Il fait très beau. Je file au RV de bilan quotidien. Pas super envie du jus de betterave. J’ai perdu 1 kilo et ma tension est à 10.65.

Le gîte au petit matin : 

09h00 : Le cours de sophrologie nous permet de découvrir les visualisations positives (hier une barque sur la mer sur laquelle on dépose tous ses soucis, aujourd’hui un arbre que l’on entoure de ses bras). Je respire, je profite. Puis direction Evelyne qui va me requinquer de ses huiles essentielles.

10h00 : Départ pour une randonnée de 3h30 : la randonnée est superbe, le temps au beau fixe, l’ambiance très sympa. Nous partageons nos impressions, nos bonnes surprises et nos petits tracas (purge pas assez efficace pour certains provoquant un inconfort). Retour au gîte avec seulement 45 minutes de sieste pour ne pas louper le reportage qui sera diffusé intitulé « Le jeûne, une nouvelle thérapie ».

Philippe notre guide, un puit de science, ultra sympa : 

Les superbes villardes, vaches endémiques de la région (je propose de sortir le barbecue – pas d’écho favorable !)

J’y apprends beaucoup de choses : dans un contexte de hausse des maladies dites de « civilisation », le traitement par les médicaments constitue une impasse. Le jeûne constitue une formidable alternative, pratiquée depuis des décennies avec succès dans des contrées reculées de la Russie. Le jeûne y était du temps du régime soviétique un élément clé de la politique de santé publique. Le sanatorium de Goriachinsk propose des jeûnes thérapeutiques aux patients atteints de toutes sortes de maladie : maladies psychologiques, mais aussi arthrose/goutte, asthme, diabète, hypertension, allergies, eczéma. Après 15 à 25 jours de jeûne, 2/3 des patients se sentent mieux et 60% d’entre eux disent ressentir les bienfaits plusieurs années après. La surveillance médicale se fait avec un accompagnement par des professionnels. Le reportage détaille les nombreuses études réalisées par les médecins russes, présente le centre de Buchinger en Allemagne et nous emmène enfin aux Etats-Unis pour nous faire rencontrer le jeune professeur Valter D. Longo, biologiste italien internationalement renommé, gérontologue. Il décide de tester les effets du jeûne avant une chimiothérapie. Il teste la chimiothérapie sur des souris avec deux groupes, celles qui ont jeuné et les autres. Surprise : Toutes celles qui ont jeûné avant la chimiothérapie sont restées vivantes, 65% des autres sont mortes. Le jeûne protégerait-il donc des effets secondaires de la chimiothérapie ? La fatigue, les nausées, la faiblesse apparaissent en effet considérablement réduits.

Cette découverte va à l’encontre des préconisations officielles qui proposent au contraire une augmentation de la consommation de protéines et de glucides avant la chimiothérapie.  Deuxième question posée : le jeûne renforcerait-il le traitement du cancer lors des chimiothérapies ? Là aussi, c’est une réponse favorable avec une découverte : les cellules cancéreuses deviennent plus sensibles au traitement de la chimiothérapie lors qu’il y a jeûne car elles sont privées de graisses et de sucres. Privées de cela, elles meurent plus vite lors de la chimio ! Passionnant !

17h00 : sauna. Nous papotons sans cesse avec les stagiaires. Nous parlons de nos visions de nourriture : poulet grillé pour certains, mais nous nous arrêtons vite d’évoquer ces bons souvenirs. Inutile de se faire du mal ! Pour ma part, très peu de vision. Juste de temps en temps celle de mordre dans le bon pain bio dit « des randonneurs » (blindé de noix, noisettes), grillé, avec un peu de beurre. Patience !

19h00 : bouillon de légumes. Toujours aussi excellent. Je n’en prends que deux bols, contrairement aux jours précédents car je n’ai pas besoin de davantage.

19h30 : drainage lymphatique avec la naturopathe et masseuse (il y a 3 dans le gîte). Une heure de gestes très doux et très précis. Je pose plein de questions sur la lymphe et les effets positifs d’un drainage lors d’un jeûne pour éliminer les toxines.

20h30 : conférence sur l’hygiène alimentaire. Exposé de deux heures ultra complet. Un livret nous a été donné en début de stage permettant d’avoir accès aux contenus exposés à l’oral. Livret là aussi ultra complet.

21h30 : tisane, bouillotte, huiles essentielles et dodo !

Je me sens en pleine forme, c’est vraiment très agréable. De nouveau aucune sensation de faim aujourd’hui.