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Journal de bord d’une semaine de jeûne dans le Vercors – récit de la préparation et J1/J2

Bonjour à tous,

Je réalise cette semaine (8 au 15 juillet) un jeûne au sein du réseau Jeûne et Bien-Etre, un réseau de 15 centres de jeûnes en France, pour la plupart situés dans le Sud-Est de la France. Mon choix a porté sur le centre du Vercors, situé à Saint-André-en-Royans, à 40 minutes de Jaillans, mon lieu de résidence.

Cela fait plusieurs mois que je souhaitais faire un jeûne : mon père en avait déjà fait deux et il m’en avait vanté les nombreux bénéfices. Ayant du temps durant l’été, je me décide et saute le pas. Mes motivations concernant le jeûne sont liées à ma volonté de faire un break, après une année professionnelle harassante. Prendre du recul, faire le point, prendre soin de mon corps et de mon esprit, me faire cocooner, telles sont mes motivations premières. Le souhait de perdre quelques kilos est présent bien évidemment (5 kilos de trop à mon goût), mais vient comme un bénéfice et une « cerise sur le gâteau » (si tant est que cette expression soit opportune !).

Dès mon inscription début juin, j’arrête la viande et l’alcool. Aucune difficulté pour moi puisque je n’ai jamais été une grosse mangeuse de viande. Idem pour l’alcool. Je ne ressens absolument aucun sentiment de privation.

Après avoir reçu un questionnaire médical, je reçois une feuille de route me décrivant le protocole de préparation au jeûne. Je le suis scrupuleusement, tout en prenant les complémentaires alimentaires recommandés : plasma marin, desmodium pour le foie, et un mélange de romarin-artichaut-curcuma.

Voilà dans les prochaines lignes la description de mes impressions avant, pendant et après le jeûne.

Samedi (J-7) : J’arrête le thé et le café, que je remplace par des tisanes de romarin et d’origan. Beurk… Pas folichon du tout. Accro au thé, cette privation est clairement la plus difficile pour moi. Je pèse 63,3 kg.

Dimanche (J-6) : Repas de famille. Je peux manger des féculents, mais plus de produits laitiers. Tant pis, j’outrepasse ces préconisations et je mange un peu de fromage et de faisselle, excellent! Pas de café mais une grosse migraine qui m’oblige à aller me coucher. Deux dolipranes plus tard, je ne me sens toujours pas super bien. Cette nuit-là, j’ai les jambes douloureuses et des courbatures au dos. Renseignement pris sur des sites spécialisés, ces symptômes sont liés au sevrage de la caféine.

Lundi au samedi (J-5 – J) : J’arrête progressivement le poisson et les œufs, puis les féculents et céréales. Aucune difficulté. Mon dernier repas du vendredi soir est composé de légumes crus (concombre, fenouil, poivron, mais) et de fruits (pêches et abricots). J’ai légèrement mal au ventre après ce repas, peut-être ai-je déjà trop mangé pour mon estomac.

Jour J (samedi) : Je suis impatiente de me rendre au gîte. Aucune sensation de faim. Je bois beaucoup car la chaleur est caniculaire. Je pèse 61,8 kg.

Le trajet depuis Jaillans vers le site est sublime. Je suis ultra curieuse, et mon mari aussi. Le gite est au bout du monde, entre les montagnes. La première impression est excellente : c’est grand, propre, fleuri, coquet. Nous sommes immédiatement accueillis par Eric Ledun, le fondateur du réseau et l’organisateur de la semaine. Il répond à toutes les questions posées par mon mari qui inspecte scrupuleusement toutes les infrastructures et va même jusqu’à sentir la purge qui se trouve dans des bouteilles au frigo (!). Il semble rassuré.

thumb_IMG_0552_1024 thumb_IMG_0537_1024Je prends possession de ma chambre, que j’ai souhaité individuelle, pour un maximum de confort. Après avoir fait la connaissance de trois participantes (toutes récidivistes consentantes !), je m’arme de courage pour prendre la purge : un grand bol d’une boisson à la fois salée et au goût de citron et savon confondus. J’appréhende mais rien de dramatique au final.

A 19h, nous sommes conviés à partager le bouillon. Nous sommes un groupe de 18 personnes, âgées de 35 à 55 ans environ. CSP +. Seuls deux hommes sont présents. 50% (seulement) des participants sont des « primo-jeûneurs ». Plusieurs personnes ont fait plus de 5 jeûnes, la plupart dans ce même réseau. C’est rassurant.

Je n’ai pas particulièrement envie de ce bouillon, mais je ne souhaite pas non plus me priver d’une bonne occasion de me remplir l’estomac. Le bouillon est composé de nombreux sels minéraux, pas question de faire l’impasse, je me laisse tenter. Il est tout à fait excellent et j’en prends trois bols. Il est composé de carottes, courgettes, fenouil et d’un quatrième aliment que j’ai oublié. Aucun produit solide.

Eric nous présente tout ce qu’il faut savoir sur la semaine : réseau, équipe, règles de vie, programme de la journée et de la semaine. C’est clair, simple, pas jargoneux et ultra rassurant. La soirée se termine avec une tisane et une bouillotte sur le foie (car augmenter la chaleur du foie permet de mieux l’activer). Je file travailler dans ma chambre : encore deux heures de travail et j’aurai vraiment l’esprit tranquille.

La nuit de J1 à J2 : pas terrible. Je me réveille pour aller aux toilettes. Je fais de très nombreux rêves. Je me lève fatiguée à cause du manque de sommeil.

Dimanche (J2) : Je me rends à 08H00 pétantes à la salle de vie commune. Ma tension indique 10.5, c’est le rythme « koala », à la cool, qui va s’instaurer. Je prends le jus de betteraves proposé, la tisane stimulante, j’ai du mal à émerger. Le cours de sophrologie me fait un bien fou mais je n’ai toujours pas la patate pour envisager la randonnée qui s’annonce. La naturopathe le remarque et me propose immédiatement des huiles essentielles (menthe poivrée notamment). Je sens merveilleusement bon et suis très vite requinquée. En route pour la randonnée !

10h : Philippe est notre accompagnateur pour toutes les randonnées de la semaine. C’est un docteur en géologie, spécialiste de la faune et de la flore de la région. Il est absolument charmant.

10h-13h30 : La randonnée se réalise tout atour du gite. Nous faisons en quelque sorte le tout du propriétaire. Nous progressons lentement, buvons très régulièrement. 7 km en 3h30 et 400 mètres de dénivelé. Le site est splendide. Nous papotons avec chacun et moi je bombarde de questions Eric sur ce projet qu’il a mis en place en seulement deux ans.

Eric Leduc, le créateur du réseau Jeûne et Bien-Etre

Je vous raconterai cela dans un prochain portrait.