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Journal de bord d’une semaine de jeûne dans le Vercors – J7 (dernier jour)

Ca y est c’est le dernier jour, celui qui est marqué par le retour à la civilisation et la reprise alimentaire ! C’est une journée tout à fait particulière et très bien préparée par l’encadrement. Pour ma part, pour être tout à fait honnête, elle est plutôt marquée par une certaine appréhension.

Nous démarrons la journée par le traditionnel jus de légumes et le cours de sophrologie. Puis Philippe nous dispense un cours extrêmement pédagogique sur l’histoire du développement de la vie sur terre, en démarrant il y a 4 500 milliards d’années, jusqu’à nos jours. Il y détaille les bactéries, les cellules, la division et la spécialisation des cellules, leur sexualité, la vie dans les océans puis sur terre. Nous explique l’oxygène, l’ozone, les périodes de grandes perturbations liées aux éruptions volcaniques (dont certaines peuvent durer des millions d’années), au refroidissement. Nous imaginons les dinosaures apparaître et disparaitre. Nous évoquons enfin la création du Vercors et les fameux « plis » qui caractérisent si bien nos montagnes (je dis « nos » montagnes car je suis très fière de vivre ici !). Bref, l’imagination a tourné à plein et nous ouvrons de grands yeux d’enfants.

Nous partons ensuite pour la grotte de Choranche, l’une des plus belles qui soit en France. Nous sommes accompagnés par Philippe, qui , comme à son habitude nous régale de ses explications. Comme toutes les cavités karstiques, la grotte de Choranche a été creusée par l’eau (érosions hydrauliques et hydrochimiques). Les réseaux actifs son surmontés par de larges galeries fossiles. L’ensemble de la grotte est d’une longueur (connue à ce jour) de 30 km ! Elle comporte des spéléothèmes en calcite de formes variées, particulièrement des fistuleuses dont certaines atteignent une longueur de 3 mètres. Outre ces concrétions, la grotte est traversée par la Serpentine, rivière souterraine formant des gours et un lac souterrain dont l’exsurgence s’épanche en cascade dans le « Cirque de Choranche ». L’origine de la rivière souterraine est à chercher au niveau du massif des Coulmes. La grotte de Choranche constitue l’un des deux sites en France où réside le protée anguillard, espèce de caudata (salamandre) aveugle adaptée aux grottes karstiques. (Source : Wikipedia). Comme nous (!), cette bestiole peut ne pas manger pendant plusieurs dizaines de jour. La visite se termine par un spectacle de son et lumière très poétique, basé sur le thème de la vie dans la nature.

De retour au gîte, nous commençons la reprise alimentaire avec un petit verre composé d’eau, de deux pruneaux et d’une trentaine de graines de lin. Nous les dégustons au soleil tranquillement, tous ensemble. Evidemment, je vous laisse imaginer que nous prenons notre temps. L’objectif de cette collation est d’indiquer à notre estomac qu’il va redémarrer une activité prochainement.

L’après-midi se déroule tranquillement avec un dernier sauna, un dernier massage et les emplettes auprès des producteurs locaux pour emporter un peu de Vercors dans ses bagages.

A 19 heures, c’est « LE » grand moment : nous allons préparer tous ensemble le diner. Nous nous scindons en deux groupes. L’un prépare le diner, l’autre dresse la table et la décore. Nous sommes inspirés ! L’ambiance est légère. En cuisine, les « commis » épluchent, coupent et dressent les assiettes qui contiennent (presque) uniquement des produits biologiques provenant du potager du gite : endives, carottes, betteraves crues, chou rouge, concombres, tomates. Pour donner encore plus de goût à tout cela, un guacamole est préparé. Les graines germées donnent également du peps à l’ensemble. En guise de dessert, nous dégusterons une petite pomme de terre accompagnée d’un filet d’huile d’olive et de noix. Toutes ces bonnes choses sont « arrosées » par un jus de légumes facto-fermentées.

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Nous portons un toast puis « attaquons » le plat. Nous prenons un temps infini pour découvrir les saveurs, mastiquer. Pour ma part, c’est très compliqué car j’ai de mauvaises habitudes et mange beaucoup trop vite. Je me cale sur le rythme de ma voisine Noelle, qui elle, est beaucoup plus habituée que moi. A force de retenue, je finis parmi les dernières, mais franchement, j’ai trouvé l’exercice assez rebutant !

 

La fin du diner venue, Eric officie en maître de cérémonie. Il excelle dans ce domaine. Il nous demande de réaliser un tour de table. Les retours sont unanimes : le cadre, les activités « cocooning », l’organisation, les randonnées mais surtout la qualité de l’équipe d’encadrement (son écoute, sa bienveillance, son professionnalisme), tous les participants sont enchantés de leur stage. Pour ma part, je cache au groupe avec pudeur mes pensées : j’ai vécu une parenthèse enchantée, une bulle hors du temps, pendant laquelle je me suis retrouvée. J’ai retrouvé une énergie et une légèreté perdue.

Eric nous distribue nos pochettes d’ambassadeurs : elle possède tous les outils pour relayer notre experience : flyers, catalogues etc. Je me prêterai bien volontiers à cette évangélisation !

C’est l’heure de la fin. Nous concluons cette superbe soirée par le visionnage des photos splendides prises par Philippe.

Une dernière conversation avec Eric, un dernier passage à la bobologie et je pars me coucher le coeur franchement gros (mais l’estomac rempli !).