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Journal de bord d’une semaine de jeûne dans le Vercors – J6

La nuit a été mauvaise : réveil à 5 h du matin et beaucoup de difficultés pour me rendormir.
Je décide de sécher le cours de sophrologie et de partir randonner.
Mais Evelyne identifie tout de suite ma baisse de tonus et me convaint très vite de rester au calme au gîte : « journée syndicale ! ». Je gagne en échange une cuillerée de miel et le droit de boire 25 cl de jus de fruit coupé avec de l’eau. Ce dernier accompagne aussi le demi-citron que nous pouvons déguster depuis hier, pour varier les « plaisirs » car il est vrai que les tisanes et bouillons lassent un peu.

Je papote au soleil jusqu’à 12h puis m’écroule au lit. 2 heures de sieste, c’est ce qu’il me fallait. Lecture, un peu de travail (j’ai à présent les idées claires sur certains axes de travail). Mon estomac au repos la nuit fait travailler mon esprit. Je n’avais vraiment pas besoin de cela !

J’ai mal au dos alors je pratique de nombreux exercices de respiration et d’étirement au soleil, face à la montagne. Magique. Pour la première fois, je perçois la brise, le bruit des oiseaux et des abeilles, les odeurs de miel dans l’atmosphère.

Arrivée aux parties communes du gîte, je croise Eric qui me dit que je traverse sûrement une journée qui laissera apparaître des « bulles émotionnelles ». Je dénie catégoriquement mais lui et moi ne sommes pas dupes. La vérité, c’est que j’appréhende sérieusement la descente dans le monde réel et dans la plaine. Bientôt finie la parenthèse enchantée…

Au dîner, le bouillon est bleu ! Il est composé de fenouil, chou rouge, carottes, céleri, courgettes et patate douce.

La conférence porte sur les changements de pratique alimentaire. Eric est très en forme. Il s’investit beaucoup dans cet exposé, nous conte des anecdotes rigolotes, nous fait rire et réfléchir tout à la fois. Il nous livre bien plus que des conseils sur la reprise alimentaire : une vraie leçon de vie. A la fin de son exposé, je me confie à lui : oui, je suis bien sujette à des remontées de « bulles émotionnelles » ce soir. Il me donne de nombreux conseils et je me sens enfin mieux. Je termine par un petit tour à la « bobologie » pour prendre de quoi dormir. Pas question de ne pas dormir ce soir lors que le vendredi est jour de fête.

Mon père me demande combien de kilos j’ai perdu, je lui réponds alors, très sincèrement que ce qui compte n’est pas ce que j’ai perdu lors de ce séjour, mais bien tout ce que j’ai gagné.